Jamais repompe aussi flagrante d'une oeuvre n'aura eu autant de succès que Le Roi Lion des studios Disney car oui, repompe il y a eu. Oublier « Hakuna Matata » un instant pour apprendre que l'oeuvre originale n'est autre que l'oeuvre d'Osamu Tezuka intitulée Le Roi Léo (Jungle Taitei). La mouture américaine s'est inspirée, voire plagier, le manga du maître sans presque s'en cacher, simplifiant un récit riche pour servir, il faut le reconnaître, un très bon film. Tezuka ne verra jamais le résultat mais ses héritiers auraient assurés que le mangaka aurait été honoré de voir un de ses travaux adaptés par Disney. Cependant, aujourd'hui avec la sortie sur les écrans de Léo, roi de la jungle, la comparaison est inévitable mais revenons sur l'oeuvre originel mettant en scène un autre lionceau star.
« C'est l'histoire de la vieeeeee »... ou un truc à peu près similaire

Le Roi LéoL'Afrique. La jungle. La chaleur, les hommes, les animaux... les animaux. Pandja est le roi de la jungle, un lion blanc qui s'est juré de protéger ses congénères à deux ou quatre pattes des tribus indigènes avec lesquels ils partagent leur territoire. Si le ridicule ne tue pas, les nombreux tours joués par Pandja ont le don d'énerver considérablement les hommes qui font appel à un chasseur blanc pour éliminer le lion. La sentence tombe, le roi aussi après un terrible combat... La femme de Pandja, enceinte, est emmenée en Europe où elle met au monde le petit Léo, portrait craché de son père au format réduit. Elevé comme un animal domestique durant plusieurs années dans une famille d'adoption, le lionceau saute sur l'occasion de découvrir l'Afrique avec Kenichi, Marie et Moustache. Ce retour aux sources va s'avérer douloureux mais le fils du sauveur aura-t-il les épaules assez larges pour prouver sa valeur aux animaux qui n'ont pas oublié son père ?
Le scénario ne s'attache pas seulement à décrire le monde du point des animaux car les héros récurrents de Tezuka prennent leurs places habituelles dans l'intrigue. L'épaississement du scénario propose des rebondissements à gogo, la non linéarité de l'intrigue propose de suivre différents points de vue. On peut reprocher au Roi Léo ses transitions un peu rapides et des passages inutiles à la progression des aventures du lion mais le suspense reste entier sur les trois volumes et le dénouement en surprendra plus d'un. L'humour assez convenu donne dans le comique de situations où animaux de tout bord surprennent humains en parlant ou en se mettant en position pédestre.
Deep down in the jungle
Le contexte géographique faisant intervenir les humains situe l'intrigue en Afrique de l'Est sur les bords du Nil au beau de la colonisation. Sans prendre parti, Tezuka arrive à donner une autre signification à son histoire, celle des hommes prend d'ailleurs une importance considérable au fur et à mesure des trois volumes au point de prendre le pas sur l'intrigue de départ. Les valeurs traditionnelles du shônen se retrouvent dans le manga, seule particularité la personnification humaine des animaux rend les personnages principaux très attachants et présente la diversification des traits de caractère humains par l'intermédiaire des bêtes. Pourtant peu habitué à prendre des animaux comme personnages, à l'exception d'Unico, Tezuka compare les rapports de force existants dans la jungle et dans celui des hommes pour les rapprocher et montrer que l'Homme n'est pas si éloigné de la bête : mauvais et bons existent dans les deux camps.
Avec Astro Boy, Princesse Saphir et Black Jack, Le Roi Léo représente certainement l'oeuvre la plus connue de Tezuka mais dans son traitement, on retrouve une similitude avec Bouddha en passant par tous les stades des émotions : tristesse, humour, haine, joie... mais aussi au niveau du dessin. Simple mais détaillé au juste niveau, le trait du maître rend justice au scénario et se caractérise par le coup de crayon arrondi réservé aux shônen. La galerie de bêtes sauvages créée par le mangaka représente le grand ensemble africain : girafe, singe, hippopotame, éléphant... Léo tient plus du chat que du lionceau lors de sa jeunesse mais la vérité des proportions prend parfois de grosses largesses avec la justesse. Certaines cases du Roi Léo sont directement retrouvables dans les plans du Roi Lion, une duplication parfaite.
Blâmons Glénat (bouh !) pour son édition française et certaines cases inversées mais pour le reste, c'est un rugissement de plaisir de retrouver Léo au milieu d'une jungle détaillée avec justesse. Plus élaboré que Le Roi Lion, le scénario reste dans la lignée de la pensée d'Osamu Tezuka et ses oeuvres les plus connues. Un manga grand public qui plaira aux petits comme aux grands.
juro []

Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
Waltz T.2
Séverin - Séverin
La critique de Margin Call
7 Dragons
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Expendables 2 : le trailer est imminent !
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Les Bee Gees en deuil
Sorties d'album : Semaine du 21 mai 2012
Jazzanova - Funkhaus Studio Sessions
La kitscherie du vendredi #3 : Maximum overdrive
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Qui a gagné The Voice 2012 ?
Récapitulatif du 07/05 au 13/05 - La semaine Krinein
Catch - Nouvelles têtes à la WWE et à la TNA !
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Poker - Tome 3 - Viva Las Vegas
Buck Danny - intégrale 5
Gringos Locos - Tome 1
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Broken Blade T.10
Bleach T.48
Tetsuya Tsutsui sera en France lors de Japan Expo (et même plus) !
Bleach T.47
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Diablo III est disponible !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






