L'histoire se déroule 50 ans après qu'un légendaire héros, le Rave Master, ait échoué à vaincre la puissance maléfique du Darkbring.
50 ans plus tard donc, alors qu'il est à la recherche de son animal de compagnie Plue, Haru fait malencontreusement la rencontre d'Elie, une jeune fille un peu fofolle qui adore l'argent, les paris, et tirer sur tout ce qui bouge en fermant les yeux. Rapprochés par le sort, Haru et Elie vont devoir s'entraider pour échapper à l'organisation du Demon Card qui maîtrise la ville. Après avoir vaincu leur chef, le terrible Shuda, et appris que celui-ci détenait des informations sur son père, Haru se remet en quête de ses origines, souhaitant accomplir sa destinée qui est de reconstituer Rave, la pierre légendaire, afin de détruire pour de bon le Darkbring. Haru a-t-il le potentiel pour être le nouveau Rave Master ?
Avec des graphismes très colorés, Rave affiche d'emblée sa volonté de toucher un public jeune, et le character design ne fait que confirmer cette impression : des visages puérils, caractérisés par de gros traits (donc peu expressifs), des yeux bien gros et bien ronds ; et pourtant les personnages un peu grossièrement réalisés ne sont pas réellement désagréabl

retrouvailles mouvementées entre Haru et Elie (c)kazees à voir, le design enfantin des protagonistes les rendant bien sympathiques face à leurs adversaires aux visages émaciés et un peu carrés. Bref, on a affaire a un design manichéen ! (oui ça existe, sinon je viens de l'inventer). Du côté des petites bêbêtes qui tiennent compagnie aux héros, alors là le résultat est tout simplement ridicule. A peine mignons, ils ne ressemblent à rien (il n'y a qu'à voir Plue, espèce de chose blanche informe avec un nez en cornet de glace). On remarque très rapidement les similarités du design des personnages avec celui des personnages de jeux vidéos RPG nippons, visages géométriques simplifiés et cheveux en pics de rigueur, d'ailleurs le character designer qui a oeuvré sur la série, Akira Matsushima, est aussi le responsable du character design de Tales of Symphonia, OAV directement adapté du jeu vidéo éponyme. Pour ne rien nous épargner, l'animation est assez décevante, les mouvements des personnages sont plutôt mécaniques et ils paraissent trop peu en harmonie avec les décors, signe d'un travail grossier et d'un budget limité, même si tout n'est pas à jeter et tient la route si on ne fait pas trop attention aux détails. Encore un défaut pour nous conforter dans cette vision ? les images de synthèse, qui ne sont pas à la hauteur, souvent peu crédibles et trop visibles (on ne le répétera jamais assez, si les images créées par ordinateur ne se fondent pas assez dans l'univers graphique de l'anime, ça fait bizarre). Restent les décors qui sont assez bien dessinés, on ne peut pas leur retirer ça, les designers ont fait preuve d'une certaine efficacité dans la caractérisation de l'univers de Rave, aux paysages assez variés et crédibles. En résumé, pas grand chose de brillant de ce côté là, mais cet ensemble un peu bancal garde un certain charme, certes inégal selon les goûts.
Même chose pour l'histoire. Ne passant pas par quatre chemins, le script de Rave nous sert en toute franchise et naïveté un scénario bateau bien pratique pour démarrer une histoire fleuve : le jeune héros, élu par le destin, doit rasssembler tous les morceaux d'un artefact surpuissant éparpillés à travers le monde afin de pouvoir le recréer et vaincre les forces du mal : Rave, qui peut par exemple prendre la forme d'un épée magique ! Son pendant maléfique est le Darkbring, lui aussi anciennement détruit et qui a donné naissance à des objets de pouvoir. Ajoutez à tout cela un peu de mystère, un p

Haru et sa grosse épée... (c) kazearcours initiatique typique pour le jeune héros que tout le monde prend pour un gamin, une bonne dose d'humour sans queue ni tête et un drame personnel (Elie a perdu la mémoire ! elle ne sait rien de son passé alors elle doit tout tenter pour se souvenir de son identité), mettez le tout à mijoter avec une bonne poignée de naïveté attendrissante et vous obtenez cette petite aventure étonnemment plaisante à suivre au-delà de son apparente banalité.
Le constat est un bien meilleur quand on se penche sur la musique. Après un excellent premier opening (Butterfly Kiss par Chihiro Yonekura) très entraînant, mélange de sons modernes et de mélodies mystiques nippones qui nous plonge directement dans l'ambiance de l'anime, la musique assez variée de Rave mèle grands airs symphoniques et mélodies dans le plus pur style des jeux vidéos RPG, accompagnés de guitares qui dispensent des sons rock bien lourds. C'est normal quand même, elle a été confiée au grand Kenji Kawai (Ghost in the Shell 1 et 2, Ringu, Fate Stay Night...). Cependant le compositeur est bien en-dessous de son rendement habituel. En effet, malgré ses qualités d'éclectisme et d'adaptation à toutes les situations, la bande son pêche par moments par son manque d'ampleur et ses coupures inopinées.
Rave Story
Un conseil pour les spectateurs un tantinet matures qui voudraient tenter l'aventure Rave : prendre l'anime au second degré dès le départ, et là on s'amuse comme des petits fous à suivre une série complètement décalée qui se permet de délirantes petites folies (le soleil et la lune en mini-peluches qui expliquent la pollution par le monoxyde de carbone en 10 secondes !, le grand maître Shiba qui est en fait est à moitié sénile avec le nez qui coule, etc.), sans parler des répliques complètement décalées qui sont au rendez-vous :
Haru : "On est pas vraiment un couple...
Elie : C'est vrai, il a juste vu ma culotte..."
Bref, quand Rave se permet une auto-dérision des plus amusantes (certainement une influence du réalisateur Takashi Watanabe car on retrouvait le même principe dans Slayers), il nous séduit et le spectateur trouvera une certain plaisir à suivre la série. Au contraire, si celui-ci la prend trop au sérieux, il risque d'être bien déçu de ne pas voir ses attentes comblées par un scénario balisé et bien trop léger. Au final, on peut assumer que Rave touchera sensiblement le même public que celui de Märchen Awaken Romance, qui se range dans la même veine du shonen d'heroic fantasy tirant ses influences des jeux vidéos RPG (j'ai l'impression de me répéter encore et encore, mais vous comprendrez en voyant l'épée ultra-large d'Haru, semblable à celles des héros de la saga Final Fantasy) : action et humour de rigueur, combats répétitifs qu'on attend pourtant avec une envie non dissimulée, personnages délirants qui font absolument n'importe quoi (la palme est gracieusement offerte à Elie pour sa prestation décapante de la fille sexy-folle-hystérique-psychopathe qui sort ses armes et tire dans tous les sens dès qu'elle est dépassée par les évènements et oublie toujours de recharger, surtout qu'elle forme un couple très attachant avec Haru, qui lui est un petit peu trop cliché sur les bords, mais après tout il est sensé plaire aux petits garçons donc leur ressembler), voilà un anime bien décérébré comme on les aime, bien loin des classiques du genre, mais pas si mauvais au fond.
Empruntant donc une bonne partie de son univers culturel aux codes des jeux vidéos d'heroic fantasy japonais bien connus du public occidental (à la Final Fantasy ou Dragon Quest), Rave saura plaire aux plus jeunes par sa facilité d'accès et son ambiance trépidante entre humour et action, un petit cocktail bien secoué (comme un Orangina, mais faites attention à ne pas trop secouer votre lecteur DVD) qui n'arrive pas à la cheville des classiques du genre (One Piece, Naruto, Bleach, etc.) mais suffira amplement à vous faire passer quelques bonnes heures de fun en compagnie d'Haru et d'El

rave box 1 détaillée (c) kazeie, Musica et les autres.
A se procurer en 4 coffrets de 3 DVD chacuns chez Kaze, eux aussi destinés à un public jeune, car en guise de bonus, très pauvres sur les DVD eux-mêmes, on a quand même droit à un joli petit livret, des magnets et des stickers. Il fallait bien des petits cadeaux pour faire passer la pilule ! Bon j'arrête, et puis Rave n'est pas si mal après tout.
Kurono-kun []

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