In the Clothes Named Fat fait directement penser à la nouvelle vague de manga pour lecteurs avisés. En outre, l'oeuvre de Moyoco Anno comporte tous les défauts et toutes les qualités relatif à ce genre, revendiqué en France comme la branche "intellectuelle" de cette sous-culture japonaise. Penchons-nous sur cette bande dessinée qui, à défaut d'être un chef-d'oeuvre indestructible, ne se laisse pas submerger par des fautes de genre, clichés et autres écueils dans lesquels se complaisent bien des classiques du genre.

In the Clothes Named FatNoko est une femme dotée d'un certain embonpoint, qui lui vaut les remarques de ses proches et les railleries de ses amies, sans pour autant qu'elle en soit vraiment incommodée. Tout ça parce qu'elle a Saito, son petit ami, depuis presque dix ans. Et bien évidemment, tout bascule le jour où une collègue de travail de la pauvre Noko laisse entendre qu'elle a une relation avec Saito. Noko se met à croire que sa surcharge pondérale est responsable du fait que son petit ami la délaisse et décide de maigrir coûte que coûte. S'ensuivront dilemmes amoureux, déchéance sociale et anorexie, entre autres.
In the Clothes Named Fat est un manga glauque au possible, se revendiquant comme réaliste et "psychologique". Pas facile de voir jusqu'où ces adjectifs ne sont en fait qu'une simple justification pour traiter de manière crue et négative une histoire en elle-même plutôt basique. La première chose qui frappe dans ce manga, et comme dans tous ceux qui appartiennent au récent mouvement "d'européanisation" des mangas : l'érotisme qui est très présent en quantité. Nudité et scènes explicitement sexuelles s'enchaînent sans réellement être nécessaires (parfois même pour illustrer les pensées des personnages !), dépréciant grandement la qualité du propos et surtout sa crédibilité.
A coté de cela, on soulignera l'aspect volontairement ordurier des dialogues, peut-être dû à la traduction, mais que l'on retrouve là aussi dans tous les manga du genre. Nous interprétons ce phénomène, avec l'érotisme à outrance, comme une manière d'habiller l'oeuvre de manière se revendiquant ouvertement comme adulte, à défaut de pouvoir être mature. De cette espèce de dilemme identitaire résulte un problème au niveau du public : si les plus jeunes ne peuvent pas lire des mangas comme In the Clothes Named Fat en raison de ses dessins presque désagréables (mais pas mauvais pour autant... l'influence européenne est ici très visible à l'image de ce que faisait une Erika Sakurasawa sur Entre Les Draps), de ses scènes bien trop explicites ; que penseront les autres d'une histoire tirée par les cheveux, surdramatisée et manquant clairement de piquant, et ce en dépit du coté provocateur ? Voilà bien des défauts qui conviennent à des shônen, des shojô, mais qui sont justement ce dont les lecteurs de seinen essaient d'éviter le plus possible.
A vrai dire, la question sort ici peut-être un peu trop du sujet fixé pour la critique, car In the Clothes Named Fat n'est clairement pas le plus mauvais de tous ces mangas en manque de reconnaissance intellectuelle. Les personnages ne sont pas rigides comme dans les manga de Ebine Yamaji, et sont même très bien réussis. Le personnage de Noko, bien sûr, qui sombre peu à peu, non seulement dans l'anorexie, mais dans la folie, à partir d'une stabilité mentale déjà plutôt précaire. Mais aussi le personnage de Saito, parfait exemple de l'homme faible qui se laisse manipuler par les femmes. Il y a quelque chose de très crédible dans ce couple qui, ont le sent bien vite, n'a que trop vécu et repose sur des bases devenues malsaines.
Par contre, tous les autres personnages ont un aspect caricatural les reléguant au rang d'outils dramatiques purement et simplement, ce qui amène à se dire que le manga se veut plus être une sorte d'étude de personnage, celui de Noko en l'occurrence. Le problème vient du fait que l'histoire ne décolle jamais vraiment, entre les déboires sociaux de l'héroïne, ses soucis de poids et son petit ami. Tous les sujets sont reliés, certes, mais en voulant montrer tous les aspects de la déchéance de son héroïne, l'auteur en devient trop démonstrative et endort son lectorat avec des sous-conflits de bas étage ou des histoires complètement inutiles et indignes de quelconques égards dans cette critique. Du coup, ce qu'il y avait à craindre arrive, et la conclusion tombe mollement comme un escargot finissant péniblement son "sprint" quotidien.
Se voulant être un cliché sulfureux de notre époque dans le déclin et de la vraie souffrance des victimes de la société de consommation, In the Clothes Named Fat tombe en partie à plat. Mais, moins enragé dans la bataille sociale que la plupart de ses concurrents directs - dont les références parsèment la lecture de cette critique -, le manga de Moyoco Anno dissimule d'autres qualités comme ses dessins atypiques, son humour léger même dans les pires moments et la substance réellement digne d'égard de ses deux personnages principaux. Juste, à ne pas lire si les clichés sur l'anorexie et ses développements annexes vous énervent...
Jade []

Sanctum T.2
Mélusine - Tome 20 - Envoûtement
Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






