4/10Soul Messenger - D'âme à âme par pigeon interposé

/ Critique - écrit par OuRs256, le 04/09/2013
Notre verdict : 4/10 - Problème de douche (Ecrivez votre critique)

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Pika aime Tôru Fujisawa et à juste titre quand on voit le talent que peut déployer l'auteur de GTO quand il en a envie. Cependant, ses dernières productions ne sont pas particulièrement brillantes et on tous souffert d'une fin prématurée (Reverend D, Tokko, Rose Hip). L'auteur n'est qu'au scénario sur Soul Messenger mais avec seulement deux tomes, on commence déjà à avoir peur...

Pika aime Tôru Fujisawa et à juste titre quand on voit le talent que peut déployer l'auteur de GTO quand il en a envie. Cependant, ses dernières productions ne sont pas particulièrement brillantes et ont toutes souffert d'une fin prématurée (Reverend D, Tokko, Rose Hip). L'auteur n'est qu'au scénario sur Soul Messenger mais avec seulement deux tomes, on commence déjà à avoir peur... 

Soul Messenger - D'âme à âme par pigeon interposé
Ah, un mort ! 
"Je vois des morts partout..."

Kei Misaki vient d’entrer à la rédaction d’un grand journal, et doit assurer des tâches totalement sans intérêt. Or, elle est douée d’un pouvoir hors du commun : elle est capable de voir les esprits des morts et d’entendre ce qu’ils disent. Aussi lorsqu’elle doit écrire un article sur le suicide mystérieux d’une jeune femme, Kei se rend sur les lieux du drame et essaie de transmettre à l’inspecteur Nishijima les indices que lui souffle la victime... Parviendra-t-elle à faire éclater la vérité ?

Fujisawa revient avec un thème qui lui tient apparamment à coeur : le surnaturel. Point de démons cette fois-ci, il est question de gens qui voient des morts. Le pouvoir de Kei la met dans une situation assez délicate où elle est en permanence confrontée à un choix : faire éclater la vérité au risque de passer pour une folle (voire même une complice) ou ne rien faire et potentiellement laisser un crime impuni. La série est donc composée de quelques enquêtes indépendantes les unes des autres même si un fil rouge est évoqué deux fois sans vraiment être exploité. Malheureusement, c'est cette histoire qui semble la plus intéressante puisqu'elle fait intervenir un personnage mystérieux et se base sur un complot (chose que Fujisawa aime beaucoup inclure dans ses séries). Le problème, c'est que le lecteur n'en sait pas plus puisqu'au moment où l'intrigue est posée, la série s'arrête !

Un graphisme très sommaire et des personnages classiques (mais qui auraient pu être intéressants).

Le trait de Sho Kitagawa n'est pas s'en rappeler celui de Fujisawa lui-même, en particulier au niveau des personnages. Les visages sont parfois un peu trop similaires. Ceux des morts ne sont pas visibles et ce n'est pas un mal puisqu'on les reconnaît grâce à d'autres caractéristiques physiques. Les arrière-plans sont aussi un peu moins fournis que dans les oeuvres de Fujisawa en général (un peu plus blanc/noir) mais le tout reste quand même agréable à l'oeil. 

Cette similarité est d'autant plus dommage que les deux personnages principaux ont un background plutôt intéressant. Que ce soit Kei et les problèmes dûs à son pouvoir ou Nishijima avec son ancienne équipière trahie par son père, il y avait de quoi faire quelque chose de bien.Soul Messenger - D'âme à âme par pigeon interposé
Ah non, c'était juste un reflet !
Malheureusement, le peu de chapitres fait qu'ils n'ont pas le temps d'être bien travaillés et qu'ils finissent par être banals plus qu'autre chose. 

This is the end...

Eh oui, cette nouvelle série n'aura pas résisté à la malédiction Fujisawa. Mis à part les séries liées à Onizuka, l'auteur ne semble pas être en mesure de produire une série qui dure plus de 4 volumes. Pour le coup, il n'y en a que deux et la coupure est assez violente puisqu'il n'y a absolument rien pour nous prévenir que c'est la fin de la série. Au contraire, la porte est laissée grande ouverte avec la relance de l'intrigue dans le tout dernier chapitre...