Le Micmac de l’été #6 - Du sang !!! JE VEUX DU SANG !!!

/ Critique - écrit par OuRs256, le 04/08/2015

Le titre est très clair, aujourd’hui, on vous parle de séries où l’hémoglobine coule à flots (ou pas !). Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on adore ça !!!


Blood Lad 12 (Kurokawa) : Quand un vampire se met à imiter Goku…

L’heure est à l’entraînement dans le monde de Blood Lad. Alors que Wolf Daddy réunit les membres de la blacklist afin de les préparer à un affrontement contre Akim (devenu tellement puissant qu’ils n’ont plus vraiment le choix). Pendant ce temps, Staz s’entraîne avec Wolf sous la houlette d’un vieux maître plus mystérieux tu meurs et de Bell. 

Il n’y a pas grand chose à dire sur ce douzième volume des aventures du vampire otaku tant il est classique. Il n’y a rien qui permet de le démarquer d’une phase d’entraînement d’une autre série. On notera cependant les tenues à la Dragon Ball et ls attitudes de Staz qui ne sont pas sans rappeler celles de Goku lorsqu’il s’entraînait avec Tortue Géniale. 

Alors oui, certains diront que le changement de maître dynamise un peu le récit mais les épreuves ne sont pas super originales, un peu dommage quand on se dit que ça sera probablement le dernier passage du genre dans la série (l’auteur a récemment déclarer vouloir finir en une quinzaine de volumes). 

Heureusement, l’aspect graphique est toujours aussi bon et les délires de l’auteur n’ont pas de limite, de quoi garder le lecteur à bord en attendant la sortie du prochain volume et le début du combat final qui décidera de l’avenir du monde des démons. 

Revenge Classroom 2 (Doki-Doki) : Don’t mess with Ayana !

L’histoire d’Ayana démarrait de manière plutôt sympathique avec quelques scènes violentes bien orchestrés et bien sauvages mais les auteurs nous prennent à revers dans ce deuxième tome en commençant par un passage plus psychologique. 

En effet, suite à la mort des deux filles de sa classe, Ayana se met à douter ou du moins son esprit lutte contre l’idée de meurtre. Alors qu’elle se croyait pourtant déterminée à éradiquer sa classe, l’adolescente se rend compte que passer à l’acte n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. Pire encore, se considérer comme responsable des meurtres va lui faire comprendre qu’elle doit prendre une véritable décision qui orientera sa vengeance. Si elle ne peut pas accepter l’idée que ses actions puissent donner la mort, elle ne pourra jamais vraiment être satisfaite. 

Comme vous le voyez, les auteurs ont poussé le concept d’ijime très très loin. Ainsi, Ayana va continuer à avancer sur un chemin sanglant mais va se trouver une alliée importante en la personne d’Ai. L’ajout d’un « compagnon » vient mettre un peu de densité dans l’histoire qui devient ainsi un peu moins prévisible que si l’héroïne était restée seule. 

Ce deuxième volume de Revenge Classroom est au moins aussi bon que le premier. Les bases posées n’ont pas été ignorées, au contraire, les auteurs les ont mises à jour avec une profondeur nouvelle en utilisant des personnages et un cadre qui frôlent pourtant le classique. Joli coup. 

Sankarea 10 (Pika) : Eat me if you can.

Dans l’avant-dernier volume de Sankarea, la situation est critique. Revenue sans sa mémoire de ZoMA, Rea est complètement perdue et se met subitement à attaquer tout le monde. Elle s’est mise à la recherche de « ce qu’elle veut manger », c’est à dire que son instinct s’est enclenché et que son cerveau est déconnecté. 

Puisqu’elle n’a plus aucun souvenir, sa recherche est évidemment rendue plus difficile sachant qu’elle doit « goûter » à tout ce qu’elle voit… Que ce soit avec la folie de Rea ou avec le déclin d’Otoki, Mitsuru Hattori nous fait comprendre qu’il sera très difficile de faire une fin heureuse à son manga. Alors oui, il y a toujours le Deus Ex Machina qui peut intervenir n’importe quand mais ça serait quand même très dommage quand on voit ce qu’il nous propose dans ce volume en terme d’intensité et de narration. 

On a le droit à un destin croisé avec la mère de Chihiro et Rea, deux femmes qui ont fait partie de la vie du jeune garçon et qu’il a du aimer mais aussi voir mourir (au moins une fois chacune). L’auteur en profite aussi pour nous révéler la vérité sur le grand-père un peu maboule. Quand on sait tout ce qu’il a vécu (et combien de temps), sa folie n’étonne pas plus que ça, à croire que les zombies sont loin d’apporter le bonheur. 

Leur instinct reprend constamment le dessus, ce qui en fait des créatures instables et incontrôlables qui n’hésiteront pas à faire du mal à qui se trouve sur leur chemin et ce, même si le lien qui les unit à cette personne est très fort. En fait, il serait plus juste de dire « surtout si le lien qui les unit à cette personne est très fort. ». 

Ce dixième opus tient donc toutes ses promesses et nous met en condition pour une conclusion qui, on l’espère, ne fera pas dans la dentelle !

Warlord 9 (Ki-oon) : Le monstre est un loup pour les autres monstres.

Le tome 9 de Warlord, ne laisse aucunement place à la discussion où même à la réflexion, c’est de l’action à 100%. Avec un temps de lecture digne d’un volume de Gantz (malheureusement, ce n’est pas vraiment un compliment), on passe plus de temps à admirer les talents de dessinateur de Kim Byung-Jin qu’autre chose…

 Alors que Moyongso continue à se faire attendre, on suit le combat de Maruhan contre Daram, seigneur de la forteresse du diable, qui n’est pas vraiment décidé à les laisser passer et… c’est tout ! L’histoire n’avance pas énormément, une fois de plus, puisque le jeune Maruhan manque toujours autant d’expérience et peine à se débarrasser de ses ennemis. Quand c’est un ryong supérieur, forcément, ça prend un petit peu de temps. Pourtant, je ne pense pas que, niveau force, le jeune demi-humain fasse pâle figure face à l’énorme créature qui constitue une cible assez facile par sa taille et sa vitesse pas particulièrement élevée… 

En tout cas, en tant que lecteur, on aimerait vraiment que ça bouge parce que là, ça commence à faire un peu long…

Wolfsmund 6 (Ki-oon) : « Et on lui pèlera le jonc… »

Si vous aimez le médiéval, vous allez être servis. Avec le sixième tome de Wolfsmund, la fantasy moyenâgeuse était à l’honneur. Commençons par le second qui est probablement le plus marquant. 

Dans le tome précédent, Wolfram, le gardien du Saint-Gothard était, pour la première fois de la série, mis en danger. Pour le coup, la couverture est un gros spoiler puisqu’elle nous montre quelque chose pour le moins inattendu. Pourtant, ce qui devait arriver arriva et on a le droit à l’une des vengeances les plus violentes que l’on ait pu voir dans un manga. 

C’est vraiment hard pour le coup et toute la fourberie de Wolfram ne parvient pas à le sortir de ce mauvais pas. L’auteur offre ainsi une fin proprement dégueulasse pour un être humain méprisable et tout aussi sale. Le reste du tome est très banal, de l’orgie par-ci, de la boisson par-là… 

Bref, du classique quand il s’agit de célébrer une victoire qui fait un peu baisser le niveau du tome mais bon, les trois premiers chapitres devraient tellement vous choquer que vous passerez la fin à une vitesse folle !