2/10Beyond the Clouds, the place of promise

/ Critique - écrit par Kei, le 31/01/2007
Notre verdict : 2/10 - Riders on the storm... (Ecrivez votre critique)

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Prenez garde pauvres mortels ! Jamais votre folie n'aura engendré aussi grand péril. Vous avez créé bien des êtres abjects au cours de votre existence, mais rien ne dépasse celle-ci dans l'horreur. Ni les fans de Naruto, ni Naruto lui-même, ni les lolicon. Rien ne surpasse cette menace. En vérité je vous le dis, prenez garde, car voici venir l'attaque de la nouille géante ! Oh bien sûr, vous pensez que ce n'est qu'une tour, un symbole, mais il n'en est rien. Ce spaghetti géant qui se dresse sur la frontière entre le Nord et le Sud du Japon (séparé à la suite de la seconde guerre mondiale) vous maintient dans l'ignorance. Vous ne voyez en lui qu'une création d'un homme, mais ce n'est que parce qu'il s'agit de sa volonté. Il vous tient au creux de sa main, près à vous briser au moindre "faut pas" , faisant ainsi respecter la langue française (on ne vous a jamais appris à faire des négations complètes ?). Le bâton d'un coté, la carotte de l'autre. Encore que les spaghetti aux carottes, c'est pas génial. Vous pensez tous, vous espérez que cette soit disant tour contienne la solution technologique à vos problème (sous la forme d'une bonne grosse arme type BFG - Big Fucking Gun), et vous menez des expériences aux alentours de sa base, mais vous avez peur. Vous avez vu la tache qui s'étend à ses pieds, cette tache noire qui cache le sol, et qui s'étend. Vous ne savez pas ce que c'est, et vous tremblez. Et vous avez raison. Il faut vraiment être naïf pour ne pas craindre la toute puissance des spaghettis italiens. En parlant de naïf, en voila deux : Hiroki et Tajura. Tout contents d'avoir trouvé un missile à tête nucléaire en parfait état de marche dans les bois, ils se voient déjà à bord d'un avion propulsé par le moteur du-dit missile direction la tour. Ils savent que leur destination est en plein milieu d'une zone militaire, mais ils ne doutent pas. De toute façon, quand on est capable de créer un avion de toutes pièces à 12 ans, on est sans doute capable d'éviter les tirs de DCA. Et puis voilà que se pointe Sayuri. Jolie gamine, elle séduit Hiroki (encore une preuve des capacités machiavélique des femmes) et est mise dans la confidence. Le projet avance à grands pas, mais la gourde tombe dans un sommeil profond, dont elle ne pourra être tirée que par le baiser d'un prince charmant. Et comme les princes charmants ça ne court pas les rues, les deux compères se voient obligés d'abandonner leur projet, eux qui ne le concevaient pas sans elle. L'un devient scientifique, l'autre on se sait pas trop. En tout cas, ils font bien de se séparer puisque pendant que l'un apprend que l'on tente de faire des BFG avec le pouvoir de la tour, et qu'il décide de prendre part à une conspiration visant à abattre le symbole de l'obsolescence de la nouille française (pourtant si bien défendue par Super Dupont), l'autre découvre qu'il peut réveiller sa princesse au bois dormant en l'emmenant vers la tour, et donc en tenant la promesse qu'il s'étaient fait il y a si longtemps. Vite, vite, dépêchez-vous, il n'y a pas de temps à perdre, une guerre va éclater. Tout le monde le sait, puisque apparemment il y a un décompte, du genre "au troisième top, il sera déclaration de guerre moins deux heures" qui tient tout le monde au courant.

Vous ne comprenez rien ? Pas bien grave. A moins d'être perdu dans les vapeur d'une drogue hallucinogène quelconque, vous ne trouverez pas grand sens à ce film. Le message est profond, ou plutôt bien enterré. Si vous le trouvez, dites-le moi. Le spectateur lambda, celui qui ne prend pas du space-cake au petit déjeuner ne verra qu'un amas de bons sentiments, des personnages tous plus niais les uns que les autres, et des villes absolument vides. Ceci dit, dans la mesure où le principal divertissement des héros semble être de se balader à toute heure de la journée sur des quais de gare désespérément vides et perdus en plein milieu de nulle part, on peut concevoir que les habitants du pays ne courent pas les rues. Mais ne pleurez pas, tout n'est pas à jeter dans cet anime : le dessin est plutôt joli et les couleurs très sympathiques. Dommage que les seuls émotions qu'il nous inspire soient un profond ennui et des éclats de rires semblables a ceux que l'ont pousse devant des chef d'oeuvre comme Sidekicks.

PS : amis de la technologie, tentez de ne pas vous mettre à pleurer devant les noms scientifiques balancés ici et là pour donner une contenance à l'intrigue.