6/10Baki

/ Critique - écrit par weirdkorn, le 09/11/2005
Notre verdict : 6/10 - Street fighter (Ecrivez votre critique)

Tags : baki hanma manga netflix grappler yujiro saison

Baki c'est de la castagne, celle avec des gros monstres pleins de muscles qui s'explosent la tête pour un rien et sans aucune règle. C'est tellement gros qu'on croirait ce manga directement sorti du cerveau de Jean-Claude Van Damme en personne. C'est vous dire le niveau...

Après la série Grappler Baki qui lui avait valu un gros succès au Japon, Keisuke Itagaki revient à la charge dans Baki, la suite des aventures de... Baki.
« - Qui ?
- Baki.
- Ki ?
- Comment ça qui ? Tu parles de qui ?
- Bah de Ki.
- Qui ?
- Oui, Ki !
- Oui qui qui ?
- Pourquoi tu parles de Hawaï ? Tu veux faire du surf ?
- Non, Hawaï c'est Waikiki.
- Ah ouais. On parlait de quoi au fait ?
- De Baki
- Qui ? »

Hem... Arrêtons-là ce petit jeu qui pourrait durer encore longtemps. Baki c'est de la castagne, mais pas n'importe laquelle, celle avec des gros monstres pleins de muscles qui s'explosent la tête pour un rien et sans aucune règle. C'est tellement gros qu'on croirait ce manga directement sorti du cerveau de Jean-Claude Van Damme en personne. C'est vous dire le niveau...

Baki
Baki
Sorti vainqueur du grand tournoi de baston underground, Baki se retrouve tout de même à l'hôpital (quel gros nul). Mais pas pour longtemps puisque sa constitution extrêmement puissante va l'aider à cicatriser en moins de deux, le temps qu'il lui faudra pour envoyer ma tête d'une pichenette jusque chez les kangourous pour l'avoir traité de gros nul (il faudrait que j'arrête d'ailleurs). Mais de toute façon je n'ai pas grand-chose à craindre puisque le monstrueux lycéen risque d'être occupé quelques temps, cinq des personnes les plus dangereuses au monde étant à sa recherche.

Quand je dis dangereux, vous pensez sûrement à une espèce de brute qui aurait trop regardé Danny the Dog. Et bien non, c'est encore pire. Le profil type d'un mec dangereux dans Baki se présente comme tel : être un criminel sur le point d'être condamné à mort, mesurer plus de 2m20, avoir des cuisses de la circonférence d'un tronc de chêne centenaire, ressembler à un croisement entre Dolph Lundgren et The Rock après avoir volé un camion livrant des stéroïdes pour tous les ingurgiter, et être commandé par un cerveau de la taille d'un pois chiche tant il est comprimé sous les muscles. Mieux vaut ne pas dire de quoi ces tas de testostérone sont capables pour vous en laisser la surprise. En tout cas, c'est plus que n'importe quoi mais vraiment rigolo.

C'est là qu'il ne faut pas se tromper de niveau de lecture : tout est à prendre au second degré. Si l'auteur croit vraiment à ses histoires, il faut lui réserver une place en asile, dont il pourra lui-même essayer de s'échapper. Quoi qu'il en soit, le manga se lit très rapidement, sans aucune prise de tête (n'oubliez pas JCVD) et dans l'ensemble plutôt agréablement. C'est parfait pour distraire quelques minutes mais cela ne va pas plus loin faute à des personnages aux caractères inexistants ou aux histoires plus que basiques (ouais, baston !). Cela ne s'arrange pas avec le dessin même s'il s'améliore au fil des volumes. Les personnages sont immondes, n'étant qu'une accumulation de muscles hypertrophiés tellement gros que l'on dirait que l'auteur a oublié de dessiner la peau. En plus, avec une largeur et une épaisseur de corps équivalente, mieux vaut ne pas les voir de profil. Les visages ne sont pas meilleurs, laids et inspirant le dégoût. D'un côté, le contraire aurait été étonnant et en désaccord avec le reste de l'oeuvre.

Baki n'est rien de plus qu'un manga de pur divertissement, une sorte de film de baston basé sur un jeu vidéo lui-même inventé par un créateur sous acide. On peut aussi bien rigoler que pleurer devant cette succession de scènes aberrantes et violentes. A vous de choisir.