5.5/1080°C

/ Critique - écrit par juro, le 22/07/2009
Notre verdict : 5.5/10 - Amour tiède (Ecrivez votre critique)

Les adolescentes chinoises, et plus globalement les chinois, en mal d'amour se regroupent dans 80°C. La passion sera-t-elle chaude ?

Suite à un chagrin d'amour, Sun Xiaotian s'enfuit de chez elle. Elle va faire la connaissance d'une troupe de théâtre dont le metteur en scène, en mal de succès, va lui proposer de devenir son assistante. Petit à petit, Sun Xiaotian apprendra à connaître cet homme imprévisible et à changer de point de vue... 80°C ou la température de l'amour et des souvenirs... parmi de nombreuses autres histoires d'amour...

 

80°C
80°C
Déjà auteur de
La Rêveuse chez Hua Shu, Yao Fei-La trouve avec 80°C un moyen de créer une suite de one-shot sans aucun autre rapport que des histoires d'amour dont les protagonistes sont des personnages féminins adolescents. Comme toute série de one-shot, le manhùa connait des hauts et des bas avec des scénarios plus ou moins passionnants, avec souvent quelques longueurs. Car, si les intrigues débutent avec une idée intéressante, le dénouement connait à maintes reprises des redondances. L'ensemble des caractéristiques rappelle les shôjos mais il s'avère que les auteurs chinois ressassent des valeurs de naïveté répétitives qui plombent leurs publications, Yao Fei-La n'y fait pas exception. Les histoires sont sympathiques mais il manque tout de même un élément déterminant pour permettre au manga de décoller, à savoir un peu de folie ou d'extraordinaire dans ce monde trop souvent « trop ordinaire ».

Son trait arrondi manquant de grâce entrevu dans La Rêveuse se retrouve à l'identique dans 80°C. De nouveau, le remplissage est à la hauteur des espérances et l'auteur parvient à délivrer ses morceaux de sentiments avec justesse. Sans s'embrouiller cette fois-ci.

Un titre satisfaisant pour ses intrigues en one-shot mais manquant cruellement de fond pour permettre au lecteur de s'insérer durablement mais sans ligne directrice dans des univers adolescents seulement effleurés du bout des doigts par quelques réflexions sommaires...