Anime récent et prometteur (sorti en 2006) réalisé par Tomoki Kobayashi (Ichigo 100%, a travaillé sur Chobits et Rozen Maiden entre autres), Utawarerumono peut se traduire pa "Le chant des rêves" ou "Ceux que l'on chante" et fait partie de ces séries qui prennent le pari de ramener la fantasy au top des productions de l'animation japonaise moderne, en mélangeant allègrement anticipation, influences évidentes des classiques du genre et de l'univers des jeux vidéo, pour un résultat intéressant qui oscille entre heroic et science fantasy.
Cette démarche nostalgique et audacieuse à la fois tente d'imposer sa marque de fabrique en faisant planer une atmosphère trés énigmatique dès la scène d'exposition. En effet, celle-ci nous montre un gros oeil rouge et une dentition que l'on pourrait qualifier de monstrueux puis un fondu au noir, avant de noyer définitivement le spectateur dans l'inconnu avec un plan subjectif qui nous fait ouvrir les yeux péniblement sur le monde qui nous entoure... Efficace. Cet homme qui se réveille se rend compte qu'il est blessé et allongé dans une hutte, veillé par une jolie jeune fille qu'il ne connaît pas et dit s'appeler Eruruu. Mais si rien ne lui semble familier c'est car il a en réalité perdu la mémoire, et de plus un étrange masque recouvre le haut de son visage, un masque qu'il ne peut enlever...
Quand il peut enfin se lever, il accompagne Eruruu à son village et s'aperçoit qu'il n'est pas au bout de ses surprises, car tous les habitants possèdent des attributs animaliers (genre oreilles de loup ou queue de renard...) ! Cet amnésique va petit à petit être accepté parmi ce peuple d'hybrides accueillants qui lui donneront le nom d'Hakuoro. Mais cette vie heureuse qui lui tend les bras semble trop belle, et il va devoir prêter main forte aux villageois pour affronter les nombreux dangers qui les menacent, que ce soient les bêtes sauvages ou l'oppression de l'empereur local.

Le Chant des rêves box 1/3 (c) kazeLe moins qu'on puisse dire en voyant les premières minutes de l'anime c'est que tout, depuis l'ambiance aux dessins en passant par la musique, nous rappelle la sensation familière de se retrouver dans ce monde de l'heroic fantasy japonaise que l'on connait si bien à travers de nombreux jeux vidéos type RPG (Final Fantasy, Breath of Fire, Onimusha, Tenchu, Genji entre autres...), une genre qui répond à ses propres codes immuables au Japon et dont on reconnaît l'influence sur Utawarerumono.
L'univers de la série est aussi très proche de celui de Princesse Mononoke (le grand film de Hayao Miyazaki, une vraie référence) par son atmosphère, son character design et cette proximité par rapport à la nature et aux animaux, l'expression de ce lien étroit qui les unit à l'homme, lien que celui-ci oublie trop souvent mais heureusement ce genre d'oeuvre est là pour nous le rappeler.
Mythes ancestraux et légendes universelles
Utawarerumono est étonnemment beau et poétique et s'inpire librement de séries plus anciennes, on peut citer parmi ses qualités que sa franchise dans son approche du fantastique lui permet de s'imprégner du charme des légendes médiévales japonaises et de nous le communiquer à travers son onirisme. Cet anime met en avant un style très classqiue, d'une simplicité et d'une sincérité rafraîchissantes, à tel point que cette légèreté est déconcertante, et malgré l'impression de déjà-vu, Utawarerumono se démarque aisément de productions plus banales par son animation moderne et son "character design" crédible, et surtout par une "originalité pleine de normalité" (comprenez par là que l'ensemble est surprenant et étrangement familier à la fois, un cocktail assez subjectif qui plaira ou pas selon vos affinités avec l'heroic fantasy).
Son approche classique permet à la série de mettre en exergue des valeurs clés de la mythologie japonaise : honneur, travail, amitié, solidarité, justice, bushido... C'est 
Le Chant des rêves box 1/3 pack (c) kazebien l'essence même d'une partie de la mythologie japonaise qui nous est présentée dans cet anime, avec son retour à la terre, son respect des traditions, des divinités de la nature et de la famille, sa violence, sa ferveur envers les valeurs coutumières paysannes qui représentent les fondements sociétaires d'un Japon aujourd'hui à la recherce de ses racines.
L'ensemble constitue un monde assez cohérent, riche, avec un protagoniste charismatique et mystérieux accompagné de héros et d'amis fidèles et puissants (ils sont tous assez intéressants d'ailleurs, trés variés et attachants mais certains sont un tout petit peu sous-exploités au niveau psychologique), des combats efficacement mis en scène (on peut juste déplorer certaines répétitions), une bande originale intéressante mêlant sonorités modernes et accents traditionnels prononcés (de très bons génériques à mettre en avant, dont Musouka et Kimi ga Teme par Suara, ou encore l'ending Madoromi no Rinne interprété par Eri Kawai), un scénario un brin manichéen mais vraiment fourni et captivant, qui en surprendra plus d'un par son envergure mais qui a aussi ses limites, cependant le tout forme un bloc compact et tous les épisodes sont agréables à suivre.
Rêves désenchantés
On pourrait regretter des détails bien sûr, comme le manque de réelles envolées lyriques, de puissance émotionnelle et de profondeur psychologique qui restent assez souvent traités en surface et inférieurs au potentiel de la série, et que dans l'ensemble la tendance de l'anime à tergiverser entre les genres sans vraiment s'affirmer est à déplorer, mais le rythme narratif trés fluide et constant contribue à maintenir Utawarerumono à un niveau intéressant. La frontière entre influence et plagiat y est parfois très fine, et quand la copie est moins bonne que l'originale, cela peut être dérangeant. Dernière ombre au tableau, le design des deux monstres, décevant (même si on peut saluer l'idée de conjuguer masques traditionnels et mechas plus modernes) au point de nous faire perdre toute identification par rapport à ces deux protagonistes mythiques, et de nous désintéresser d'un climax qui aurait pu apporter une autre dimension à la série.
Vous trouverez donc avec cette anime une série de qualité, très influencée, même si elle est bien loin de la perfection visuelle d'un Mononoke ou du lyrisme d'un Escaflowne, mais qui plaira certainement aux fans de ces oeuvres, de RPG, d'heroic fantasy ainsi que de légendes japonaises en général.
Une aventure épique et mystique, difficile à cerner mais sublimée par l'aura inquiétante de son héros, Hakuoro. Une expérience à ne pas rater, au moins pour se faire une opinion.
Kurono-kun []

Sanctum T.2
Mélusine - Tome 20 - Envoûtement
Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






