Cette critique est faite en deux parties. La première est pour les presque trentenaires qui connaissent Judo Boy parcequ'ils l'ont regardé à la télé quand ils étaient petits, sur Récré A2. Ils connaissent l'histoire, je leur épargne donc le synopsis. La deuxième est pour tous les autres, pour qui Judo Boy n'évoque rien. Chacune des deux parties traitera de l'édition, mais de manière différente, suivant les points de vue.
Nostalgie, quand tu nous tiens...
Voici la première partie. Ne tenez pas compte de la note et du commentaire désobligeant à côté d'elle. Pour vous, ce qui compte avant tout, c'est de retrouver une émission qui a bercé votre jeunesse. Tout ce que vous demandez, c'est que cette série vous rappelle des souvenirs.
Vous serez servis, car l'édition de Déclic Images est on ne peut plus proche de ce qui a été diffusé à la télé. Génériques, voix, image, tout est d'origine. L'image n'a pas été retouchée, et on voit les petites taches noires, caractéristiques des bandes magnétiques.
Le packaging en lui même vous plaira à coup sûr : le coffret ets tout a fait dans l'esprit de la série, et les menus des DVDs sont très sympa. En revanche, vous allez regretter la quasi absence de bonus, ceux ci se résumant à quelques bandes annonces. Mais comme dit précédement, ce n'est pas vraiment ce qui vous importe. Jetez-vous sur ce coffret, vous ne le regretterez pas.
Juste une chose. Lorsque vous déballerez votre coffret, pensez a enlever le plastique d'emballage de toutes les boites. Le coffret n'est vraiment pas large, et une fois sortis, il est dur de re-rentrer les DVD. Je conseille de rentrer d'abord les DVD 1 et 5, puis 2 et 4, et en dernier le numéro 3, pour éviter de forcer sur les bords cartonnés. Je ne l'avais pas fait, et j'ai déchiré le coffret... Faites attention !
Nostalgie, quand tu ne nous tiens pas...
Pour tous les autres, sachez que Judo Boy a de fortes chances de vous conforter dans l'idée que ces élans de nostalgie ne sont pas du tout justifiés au vu de la qualité de ce qui était alors diffusé.
Judo Boy n'a pas de chance : sa mère est morte depuis longtemps, et son père vient de mourir, assassiné par un mystérieux borgne (on a retrouvé un oeil de verre sur les lieux du crime). Comment son père, ce héros des arts martiaux, a-t-il pu se laisser avoir par cet homme ? Peu importe. Tout ce qui compte maintenant, c'est de devenir plus fort, pour défier cet homme, et venger son père. Accompagné du petit Ken et de son chien Bobo, Judo Boy va parcourir le monde à moto, jusqu'à ce qu'il retrouve ce fameux homme à l'oeil de verre...
Concrètement, Judo Boy, c'est beaucoup de bruit pour rien. Tous les épisodes, sans aucune exception, même les derniers, suivent le même modèle scénaristiquement parlant. Un épisode se déroule de la manière suivante : Judo Boy arrive dans une nouvelle ville / un nouveau village / un nouveau trou paumé dans le fin fond du Larzac. Il y découvre l'existence d'un borgne, qui est méchant. Il s'introduit alors dans son fief, tabasse tous ses hommes de main, puis tue le grand méchant. Il s'appercoit alors que ce n'est pas le bon, et repart pour de nouvelles aventures. Dans le même temps, il a rencontré une jeune fille, qui est tombée amoureuse de lui. Mais tout concentré sur son idée qu'il est, il ne le voit pas, et la quitte en brisant son coeur sans même s'en apercevoir. Sacré Judo Boy.
Et c'est comme ca pendant 26 épisodes. Croyez moi, une fois que vous en aurez vu un, vous les aurez tous vu. Mais de toute façon, cela importe peu puisque vous n'aurez pas du tout envie de voir le reste.
La première chose qui frappe dans Judo Boy, ce sont les voix. Uniquement en français, on est obligé de supporter le doublage lamentable fait a l'époque. Il n'y a visiblement que trois doubleurs pour tout le monde, et ce n'est pas glorieux (en fait, c'est totalement faux, il y a beaucoup de doubleurs, même pour les filles, mais on ne fait pas de réelle différence : tout est surjoué au possible, et le non naturel dont font preuve les doubleurs est inquiétant. Gotohwan fait beaucoup beaucoup mieux). Les voix ne correspondent pas du tout à l'attitude du personnage (une voix surprise pour un personnage visiblement en colère, ou pire, des exclamations pour un personnage qui est totalement impassible). Le pire est sans doute réservé aux filles : il semble que la même personne à fait le doublage de toutes les filles. En un sens, c'est assez proche de l'anime puisque ces mêmes filles se ressemblent toutes, à la coupe de cheveux et la robe près. On pourra dire tout ce qu'on voudra à propos du doublage de série comme Evangelion ou Vision d'Escaflowne, mais ce n'est rien a coté du massacre fait sur les animés dans les années 90.
La deuxième chose qui frappe, c'est le générique. On aimerait l'oublier, mais il est entêtant, et on se retrouve même à le chantonner. Et quand quelqu'un vous demande ce que vous sifflotez, et que vous répondez le générique de Judo Boy, vous pouvez être sur que ce n'est pas la classe. Les paroles sont tout simplement affligeantes et vides de sens. On a casé samourai dedans, et honnetement, je me demande encore ce que ca vient faire ici. Sans doute pour montrer que c'est japonais...
Et ensuite, tout va vous choquer. Le fait que tout se passe a une vitesse halucinante. On ne se rend pas bien compte à quel point les personnages évoluent vite. En vingt minutes, des personnages qui ne s'étaient jamais rencontrés deviennent intimes, Judo Boy a le temps de mettre une dérouillée à toute la pègre locale et de tuer un borgne. Il faut le voir pour le croire. Je ne trouve pas les mots pour décrire le vide sidéral de cette série niveau personnages et intrigue.
Ajoutez à cela l'image de très mauvaise qualité et la coupe sera pleine. On a un DVD entre les mains, mais la qualité est du niveau de la VHS. Je ne critique pas le travail de Déclic Images, car ils n'y sont pour rien. Mais la série est laide. Le trait est énorme (sur mon écran 17, j'ai mesuré un trait noir de 1cm d'épaisseur lors d'un gros plan sur le visage du héros), peu détaillé, et totalement inexpressif. Heureusement que les personnage se lèvent pour exprimer la colère, sinon on les penserai amorphes.
Question bonus, il n'y en a pas, et c'est tant mieux. De toute façon vous n'auriez pas eu envie de les regarder. En revanche les trailers sont à voir. Declic Images possède un catalogue assez exceptionnel, et vous pourrez découvrir d'excellentes séries. Point positif : les menus sont très jolis. Dommage que la musique de fond soit autant en accord avec la série.
Si Judo Boy est une série culte, c'est avant tout grâce à son passage à la télé. Pour toute personne de moins de 25 ans, cette série est mauvaise. On se tournera alors vers des animés plus jeunes, de bien meilleur qualité, éditées elles aussi en coffret chez Declic Images (qui fait des coffrets d'excellentes séries pour vraiment pas cher, il faut bien le reconnaitre).
Rendons tout de même à César ce qui appartient à César : pour une série produite en 1969, Judo Boy est très bien animée. Elle est une vraie prouesse technique pour l'époque. Mais la technique est l'élément qui vieillit le plus mal. Dommage.
Kei []

Sanctum T.2
Mélusine - Tome 20 - Envoûtement
Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






